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HELMo : Haute Ecole Libre Mosane : une école qui s’est agrandie en campus

De la création à nos jours.

Précisons en préambule que l’histoire de l’HELMo entièrement dédiée à l’enseignement supérieur se confond à ses débuts avec celles de l’enseignement primaire et du secondaire, aujourd’hui autonomes respectivement sous l’appellation « Ecole Sainte-Marie » et «Institut St-Jean Berchmans et Ste Marie» (1).

En effet, le XX° siècle venait à peine de commencer lorsque l’abbé Leroy, curé de la paroisse Sainte-Marie entame dès 1902 des démarches en vue de la création d’une école pour garçons, une école pour filles existant déjà rue Albert de Cuyck (2).

Un vaste terrain est acheté grâce aux fonds récoltés mais ce n’est qu’en 1907 après de longues démarches que l’accord fut donné pour la création d’une école primaire et moyenne à confier aux Frères des Ecoles Chrétiennes.

Une circulaire de 1907 explique les raisons sociologiques de ce projet :

« L’expérience nous a appris que bien minime est le nombre d’enfants entrant en apprentissage après leur première communion. La plupart fréquentent au moins deux ou trois ans des établissements d’instruction moyenne ou professionnelle.
Ne trouvant ni dans le quartier ni dans les environs aucune institution qui puisse satisfaire leurs légitimes aspirations, ils doivent aller au loin suivre des cours qui ne sont pas spécialement destinés à leur classe sociale et d’où ils sortent souvent pour grossir l’armée des déclassés.
C’est pour répondre à une impérieuse nécessité que nous nous proposons d’établir à Sainte-Marie, un institut parfaitement adapté aux besoins de la population… »

1908 : La construction de l’école et de la maison d’habitation des Frères est achevée et à l’ouverture des sections primaires et de la première année moyenne, on compte déjà 80 élèves. Dès 1910, il s’avère nécessaire d’achever le bâtiment en exhaussant d’un étage le rez-de-chaussée existant. En 1914, le nombre d’élèves atteindra 230.

Notons qu’en 1918, l’école est réquisitionnée comme « Lazaret » et la maison des Frères comme logement d’infirmières

L’après-guerre change bien des conceptions ; l’école n’échappe pas à cette nouvelle mentalité ; l’enseignement moyen est délaissé au profit de l’enseignement professionnel !

Dès lors, l’institution prend une orientation nouvelle et devient une Ecole Pratique de Commerce et de Langues. Unique en son genre en région liégeoise, elle réalise pour l’employé ce que les instituts techniques réalisent pour les différents métiers manuels, alliant théorie et pratique pour former ainsi de bons collaborateurs immédiatement utilisables pour les chefs d’entreprise.

A partir de 1932, l’école offre, outre les 6 années primaires, six années d’études commerciales, la dernière année se caractérisant par des matinées de cours et des après-midis où les étudiants sont placés dans une entreprise commerciale ou industrielle du bassin de Liège.

En 1938, à la 6° année s’ajoute une seconde année supérieure pour déboucher sur le diplôme de Gradué en Sciences commerciales.

En mai 1944, une bombe détruit une partie des locaux et endommage tous les bâtiments. A peine recommencés, les cours sont de nouveaux suspendus quand les bombes volantes VI s’abattent sur Liège. Puis les locaux seront occupés par l’armée américaine.

La vie ne reprend son cours normal qu’à la rentrée en 1945.

En 1957, l’école se dote d’une salle de gymnastique et d’un bar et l’acquisition d’une maison rue de Fragnée permet de loger quelques étudiants. En 1959, on procède à l’exhaussement du bâtiment d’un étage de conception moderne.

A cette époque, l’école compte 432 élèves et 28 professeurs mais remarquons que la Communauté qui avait compté jusqu’à douze Frères a vu son effectif diminuer et en 1967, l’école primaire n’en compte plus aucun.(2)

En 1974, la rationalisation entraine la fusion de l’école primaire pour garçons Sainte Marie avec celle pour fille Saint Victor de la rue A. de Cuyck. La maison de la rue de Fragnée est alors occupée par l’école gardienne mixte, elle aussi.
En 1975, la mixité est introduite dans l’enseignement supérieur et 10 jeunes filles s’inscrivent cette première année. (3)

Pour faire face à l’accroissement de la population scolaire, l’acquisition en 1984 de l’immeuble jouxtant l’école gardienne rue de Fragnée permet une nouvelle construction dans le prolongement du bâtiment principal (notamment 20 classes pour le secondaire). Et en 1987, l’enseignement supérieur procède, pour y loger son administration, à l’acquisition de l’immeuble au n°54 de la rue de Harlez (immeuble occupé jusque-là par le Service des eaux que beaucoup de Liégeois ont connu à l’époque).

Enfin, c’est en 1988 que pour résoudre les problèmes de locaux, il est décidé d’ériger un nouvel immeuble à la place des n° 35 et 37.
Pendant les vacances 1988, on procède à la démolition du bâtiment des Frères et de la maion voisine pour préparer la place à un bâtiment moderne de sept niveaux pour abriter l’Institut Supérieur Economique qui compte alors les 850 étudiants du graduat en comptabilité et du nouveau graduat en commerce extérieur. Le nouveau bâtiment sera inauguré en avril 1991.

La fusion en Haute Ecole se concrétise en 1996 : HEMES est née, qui regroupe 7 écoles supérieures liégeoises d’enseignement très différents, les comptables et commerciaux ISM, les ingénieurs industriels de Gramme, les informaticiens et techniciens de Saint-Laurent, les infirmières de Sainte-Julienne, les assistants sociaux de l’ESAS et les pédagogues de Loncin et de Huy.

En 1998, on procède à l’instauration d’un graduat en Assurances ainsi qu’à l’accueil du graduat en Marketing organisé jusque-là à l’Institut Saint-Laurent.

L’agrandissement du campus Sainte-Marie s’effectue en 1998 par l’acquisition du n° 9 de la rue de Harlez, propriété à cette époque de la Cie des Eaux pour devenir l’Institut que l’on connait actuellement.

Avec la réforme de Bologne, les gradués sont désormais appelés “bacheliers”.

En 2008, la Haute Ecole HEMES fusionne avec la Haute Ecole ISELL pour donner naissance à la Haute Ecole Libre Mosane, en abrégé HELMo. La catégorie économique de cette Haute Ecole comprend les instituts Sainte-Marie, Saint-Martin et Sainte-Claire (Verviers), appelés à former ensemble une véritable Business School de près de 2000 étudiants.

Après quinze mois de travaux d’agrandissement et de construction, une nouvelle aile est inaugurée en 2013 derrière le n° 9. La construction comprend un foyer de vie pour les étudiants, deux auditoires de 120 places et huit classes d’une capacité moyenne de 50 places.  Les informaticiens de HELMo Saint-Laurent et les assistants de direction de HELMo Saint-Martin y emménagent pour former avec HELMo Sainte-Marie le “Campus Guillemins”, appelé à se développer encore par la construction d’un learning center et l’accueil des étudiants en droit de HELMo Saint-Martin prévu à partir de 2017.

At last but not least, les mois de juillet-août 2016 seront consacrés à la démolition du grand hangar situé entre le n°9 de la rue de Harlez et la rue du Vieux Mayeur et en septembre commenceront les travaux de construction d’un bâtiment de 2 étages pour y aménager un grand auditoire et 9 nouvelles classes.

(1) En ce qui concerne le secondaire, seules les options de transition et de qualification de la filière économique sont localisées dans les bâtiments de la rue de Harlez, les autres options se retrouvent dans l’implantation de la rue des Wallons. La fusion entre ces deux institutions du secondaire a eu lieu en septembre 1981.

(2) Bâtiments actuellement occupés par La Frênaie SAAE – asbl Sainte Adeline, Service d’Accueil et d’Aide Educative, sous mandat du Service de l’Aide à la Jeunesse ou du Service de Protection Judiciaire, pour des enfants de 0 à 6 ans.

(3) En 1987, le Frère Gabriel quitte la maison, admis à la retraite après 27 ans au service de l’école.

(4) Ce n’est qu’en 1979 que l’enseignement secondaire passant du traditionnel au rénové devient mixte.

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